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Burundi: Appauvrissement croissant de la masse populaire Vs.Augmentation croissante des indemnités des grands dignitaires du pouvoir..

Les Parlementaires en pleine session pour augmenter leurs indemnités avant le payement de l'IPR.(Photo Prise par Iwacu)

Les Parlementaires en pleine session pour augmenter leurs indemnités avant le payement de l’IPR.
(Photo Prise par Iwacu)

Au moment où on assiste à un appauvrissement croissant de la masse populaire, les parlementaires burundais sont préoccupés à augmenter leurs indeminités.
Je condamne fermement cette attitude irresponsable qui démontre l’ignorance de nos élus face à nos malheurs.

Voilà le retour de la politique exclusivement bourgeoise des anciens régimes, voilà l’échec du CNDD-FDD, voilà ce qui devrait faire honte au Président NKURUNZIZA et son équipe qui ne cessent de répéter qu’ils veulent développer le Burundi.

Ce que le Président NKURUNZIZA et son équipe ne comprennent pas et ne semblent même pas saisir, c’est qu’aucun pays ne peut se développer à moins que toutes les couches de la population soient développées et non seulement une partie de la population.

C’est pourquoi avant d’augmenter leurs salaires, qui sont par ailleurs parmi les plus élevés du pays, les parlementaires burundais devraient d’abord penser :

• à ces paysans qui sont un élément central de notre société mais qui assistent à la mort de leurs enfants faute de soins médicaux ou à cause de la faim sans aucun pouvoir pour les  secourir ;

• à ces pères et mères qui ne parviennent pas à voir un médecin quand ils sont malades ou qui ne peuvent pas envoyer leurs enfants à l’école à cause de la pauvreté ;

• à ces enseignants qui distribuent le savoir mais dont la majorité doit travailler au moins 4 ans pour accumuler le salaire mensuel d’un parlementaire ;

• aux professionnels de la santé qui vivent pour sauver nos vies mais qui ne parviennent pas à sauver la vie de leurs familles quand elles meurent de faim ;

• aux militaires et policiers de rang inférieur (plus de 90% des effectifs de l’armée et de la police) qui, chaque jour, risquent leurs vies pour assurer notre sécurité mais qui doivent travailler au moins 10 ans pour accumuler le salaire d’un général de l’armée et sans aucune possibilité protéger leurs familles contre la faim ;

• aux autres travailleurs de rang inférieur qui doivent travailler au moins de 10 ans pour accumuler le salaire mensuel d’un haut fonctionnaire de l’Etat,

• aux jeunes gens qui ne parviennent pas à trouver du travail et se réfugient dans la criminalité,

• aux petits commerçants qui ne peuvent plus vivre du profit de leur travail.

Depuis l’indépendance politique de notre pays, ces catégories de citoyens (qui totalisent plus de 98 % de la population) ont été complètement oubliées alors que les détenteurs du pouvoir mettent l’argent du contribuable dans leurs poches, en s’octroyant par exemples des salaires et des avantages exorbitants leur permettant de vivre à la manière de la bourgeoisie occidentale.

Devant cette situation désastreuse qui frappe le citoyen ordinaire, il est absolument inacceptable que les parlementaires burundais puissent augmenter leurs salaires.
Je rappelle que c’est cette politique injuste et inhumaine, consistant à privilégier ceux qui sont déjà privilégiés, qui fait que notre pays soit le pays le plus touché par la faim dans le monde et l’un des 10 pays les pauvres et les plus corrompus de la planète.

Au lieu d’arrêter des mesures concrètes de lutte contre la corruption et les malversations économiques, de procéder à la réduction du train de vie de nos dirigeants et à la réévaluation de notre budget national pour éliminer toutes les institutions et programmes inutiles (comme le Sénat, les vice-présidences, la Cour des comptes, la Cour anti-corruption, une dizaine de ministères, l’institution de l’ombudsman, les gouverneurs de provinces, une multitude de commissions créées dans le seul but de faire plaisir aux amis des détenteurs du pouvoir, etc..) afin de de relever le niveau de vie du citoyen ordinaire, les parlementaires burundais viennent de cracher les citoyens ordinaires dans leurs visages en augmentant leurs salaires.

La réalité est qu’au lieu de se diriger vers le développement, notre pays se dirige vers la ruine à cause du virus de la corruption et des malversations économiques qui permet aux détenteurs du pouvoir de s’octroyer n’importe quelle somme d’argent qu’ils veulent sans se soucier des malheurs des citoyens ordinaires.

Nous, le peuple, avons le pouvoir de refuser d’être traités comme des esclaves dans notre propre pays et l’histoire ne nous pardonnera pas de ne l’avoir pas fait.

Par MINANI JEREMIE, Candidat potentiel des présidentielles de 2015 au Burundi.

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Cette entrée a été publiée le 24 janvier 2013 par dans Liens / Burundi Mag, Politics.

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