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Burundi: Oppresseurs Et Opprimés Sont-Il tous Hutu-Tutsi? Jeremie Minani lève l’équivoque.

Mes chers compatriotes,

Jeremie Minani,, Candidat aux élections présidentielles de 2015 au Burundi.

Jeremie Minani,, Candidat aux élections présidentielles de 2015 au Burundi. (Auteur)

A moins de 3 ans des élections de 2015, je choisis de m’exprimer sur la question de l’ethnie afin de vous  faire comprendre que le vrai ennemi de notre pays n’est pas l’ethnie comme semble le penser la majorité d’entre vous.

Pour arriver à trouver les solutions aux problèmes de notre pays, il faut non pas lire les réalités sociales du Burundi avec des lunettes ethnicisées mais plutôt  analyser les causes profondes et lointaines des guerres fratricides ayant endeuillées notre pays depuis l’indépendance.

De mon avis, l’ethnie n’a rien à voir dans tout ça. Le problème ethnique n’est qu’une arme absolue permettant à la bourgeoisie d’affaire qui gouverne de diviser la classe opprimée afin de l’exploiter.

Le vrai problème burundais se trouve dans l’oppression pratiquée par  la classe de la bourgeoisie d’affaire contre la classe des non-privilégiés.

Les membres de la bourgeoisie d’affaires sont issus de toutes les ethnies. Ils ont les mains sur tous les secteurs  la vie de notre pays qu’ils ont transformé en une simple propriété privé.  Ils ont des voitures, des villas de luxe et vivent dans une aisance matérielle.

Les opprimés sont aussi issus  de toutes les ethnies. Ils constituent plus de 98% de la population, ils vivent dans la misère et sont exposés à toute sorte d’exploitation possible.

C’est cette mauvaise gestion du patrimoine de l’État et une répartition inéquitable du peu de ressources disponibles au Burundi qui aboutissent à une lutte entre les oppresseurs et les opprimés.

Pour se conserver le pouvoir qui est une source de leurs richesses, les oppresseurs ont alors ressuscité la politique du colonisateur blanc de diviser pour mieux exploiter. C’est ainsi qu’ils ne manquent jamais de mentir qu’ils sont là pour protéger une ethnie mais la réalité est ailleurs.

Un hutu ou un tutsi de la bourgeoisie d’affaire qui gouverne le pays depuis 1962 peut opprimer d’autres hutus ou d’autres tutsis et les massacrer toutes les fois qu’il y  va de son intérêt.

Nul ne peut contester que certains hutu ou les régimes pro-hutu n’ont pas hésité à  guillotiner les autres hutu pour servir des intérêts personnels. De la même chose, la grande majorité de tutsi du Burundi n’ait jamais profité des régimes de la terreur qui se réclamaient pourtant pro-tutsi. Certains d’autres eux ont d’ailleurs été massacrés par ces régimes de la terreur.

Qui peut comprendre comment ces régimes de la terreur, qui  étaient aux commandes de la police et de l’armée et qui justifiaient leur existence par la protection de la minorité tutsie, n’ont pas pu protéger les tutsis pauvres quand ils ont été massacrés par leurs camarades hutus ?

La réponse réside dans le fait que, contrairement à ce qui est communément répandu, les forces de sécurité sont et ont toujours été au service de la bourgeoisie et jamais au service d’une ethnie quelconque.

Il ne faut d’ailleurs pas oublier que les militaires hommes de troupe, qui sont toujours utilisés pour mâter ou massacrer ceux qui s’opposent à l’injustice du régime de Bujumbura,  sont les plus exploités et les plus exposés à la misère.

Mes chers compatriotes,

Ne faites pas d’erreur, un hutu ou un tutsi de la bourgeoisie d’affaire qui vit dans l’opulence n’a rien de commun avec les membres de son ethnie qui vivent dans la misère. C’est seulement pour servir leurs intérêts personnels que les hutus et les tutsi de la bourgeoisie cherchent des appuis chez les membres de leurs ethnies en profitant de leur ignorance de la réalité.

De la même manière, chaque fois qu’ils veulent protéger leurs intérêts et garder une main mise sur le patrimoine de notre pays, les hutus et les tutsis de la bourgeoisie profitent de l’ignorance des membres de leurs ethnies appartenant à classe des opprimés pour se débarrasser des rivaux soit en les envoyant au cimetière ou en prison.

Nous devons savoir que ces membres de la classe bourgeoise sont unis comme un seul homme. Leurs opinions qui souvent divergent ne sont qu’une façon de masquer leurs vrais visages car en réalité les hutu et tutsi de la bourgeoisie vivent en harmonie dans les mêmes quartiers, dans des villas de luxe, utilisent des enfants à bas âge souvent issus de leurs ethnies comme domestiques de maison au lieu de les aider à intégrer l’école. Les dissensions au sein de la classe bourgeoise surgissent seulement lorsque le gâteau à partager devient  plus petit alors que les membres de la bourgeoisie augmentent.

Au moment où ces riches vivent dans ce qu’on peut appeler paradis terrestre, les membres de leurs ethnies   y compris parfois les membres de leurs propres familles,  vivent dans des conditions déplorables souvent incapables d’avoir un repas par jour.

C’est pourquoi la solidarité ethnique devrait être remplacée par la solidarité entre les membres de la classe des opprimés afin de lutter ensemble contre cette oppression de la bourgeoisie d’affaire qui gouverne notre pays depuis 1962.

L’un des défis majeurs de notre temps est faire tout pour que la population soit  éduquée pour bien comprendre les réalités de notre société et éviter ainsi d’être manipulée par des politiciens qui profitent de leur inconscience sociale.

C’est un combat difficile car la bourgeoisie d’affaire qui gouverne le pays depuis 1962 ne va pas facilement accepter que tous les enfants pauvres aillent à l’école de peur de ne pas avoir des domestiques de maison par exemple.

C’est avec une population éduquée que nos dirigeants seront élus non pas en fonction de leurs ethnies mais en fonction de leurs programmes politiques.

Il y a aussi un groupe de ceux qui profitent de l’oppression et qui, indépendamment de leurs ethnies, mettent en avant leurs intérêts personnels en s’opposant au changement car ils profitent de l’oppression faite à la masse populaire.  Ils aspirent à la bourgeoisie, à de grandes fortunes et ne tiennent même pas compte de la pauvreté du pays. Ils sont prêts à  combattre tous ceux qui veulent mettre fin à l’oppression car ils craignent de perdre leurs privilèges parfois indus.

D’autres citoyens sont motivés par les pures raisons d’opportunités, préfèrent la confusion  en se plaçant chaque fois sur la balance du côté où la situation du moment est la plus favorable. On les trouve dans un parti aujourd’hui et demain on les trouve dans un autre parti. Ils sont aussi dangereux que ceux qui oppriment le peuple car ils sont prêts à faire tout pour obtenir des meilleures opportunités.

Une alliance objective entre les patriotes issus de toutes les ethnies, qui s’engagent corps et âme dans la lutte pour un vrai changement sans compter à priori sur les avantages matériels qu’ils vont obtenir est possible et souhaitable pour mettre fin à l’oppression contre la masse populaire et aux crises répétitives qui en découlent.

Quand j’aborde ces notions, je suis souvent accuse à tort d’être un socialiste ou marxiste. Je ne suis pas d’accord.

J’ai eu la chance de vivre de l’une plus puissante démocratie de la planète qui est aussi un pays capitaliste et il n’y a donc aucun doute que j’adore l’économie du marché. Seulement, je suis opposé à une économie qui laisse la masse populaire oubliée, ce qui ne peut pas être interprétée comme une sorte de socialisme.

Je suis convaincu qu’une société dans laquelle le succès est hérité au lieu d’être gagné est la pire des sociétés qui puissent exister.

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9 commentaires sur “Burundi: Oppresseurs Et Opprimés Sont-Il tous Hutu-Tutsi? Jeremie Minani lève l’équivoque.

  1. viva
    15 février 2013

    Cet article me fais penser a Karl Max, la theorie c’est bon mais il faut proposer des pistes de solution.Cet article est le resume de ce que tout le monde sais et pense, malheureusement notre societe a mute et nous sommes devenus tres individualiste.D’ailleurs cela ne date pas de maintenant.Nous sommes un des rare pays ou les habitants n’ont jamais vecus en village.Chacun dans sont coin et si necessaire on partage un point d’eau.On ne faisait pas confiance aux voisins et pour survivre sans que les autres nous detetent et nous empoisonnent on a devolopper l’hypocrisie…..

  2. Jean Marie Ndayambaje Kara
    16 février 2013

    Amahoro neza, cane wewe Minani
    Nabonye message yawe washikanya ku Barundi yego ninziza,Aliko ntaho uvuga ko hakenewe, Inama Mpuzabarundi kugira twese duterere ivyiyumviro. Ubu ngaha i Burundi turafise Imihali igwanya Leta ya Nkurunziza ishika kuli itanu kandi yose irafise ibigwanisho bikomakomeye na Leta ya Nkurunzizayashize ibiti mu matwi.mbega urabona amahoro azshika kubarundi gute bataricara hamwe?

    Ubu mu Burundi ntakibazo camuko gihali,ikibazz gihali ubu nyeni nubutegetsi bubi buturubika abanyagihugu,budashaka Democransi,kwica uwo budashaka abandi kubirukana mu gihugu. Njewe mbona naco abahutu canka abatutsi bagwaniraga kuko ibili ngaha i Burundi ntibigeze biba kuva Uburundi bwabaho.

    Ubu hali Imuhali ugwanira mu Ntara za Muyinga,Karusi na Cankuzo ni NATIONAL LIBERATION MOVEMENT ufise abagwanyi bitwa NLA_Imamba
    Uyobowe na Brig.Gen. Dr.Jean Marie Ndayambaje Kara bahimba KOKOWA

    Umuhali FRD_Abanyagihugu ugwanira muli Ruyigi,Rutana na Makamba.
    Uyobowe na Col. Kabiligi

    Umuhali wa FNL wa Agathon Rwasa, Uri muli Congo Aliko urafise abagwanyi muli buli Ntara yu Burundi cane i Bujumbura, Bujumbura Lural, Bubanza na Cibitoki.

    Umuhali wa CNDD ya Nyangoma uba muli Bururi na Makamba

    Hali na bagwanyi bavuye mu mihali yagwanaga abatutsi bali bazi ko abahutu nibashika kubutegatsi bazava mungirane bafise aho kubona ivyo babonye ibindi. Ubu nabo barafise ibigwanisho abo bali cane muli Bujumbura Lural,Bubanza na Kayanza.

    None Ndabaza ibi vyose wewe urabona tuzashika ku mahoro,lea idashaka kuviliza aba bose?

    Njewe ndabona intambara ikomeye dufise nukubalira leta ya Nkurunziza ikicarana nabayigwanya bakayaga bo nyeni nagitutu ca Mahanga mbere yuko amatora aba. Bitaba ivyo ibizaba mu Burundi mu gihe camatora bikazashogwa ku gatwe ka leta ya Nkurunziza.

    Kurangiza:

    Twebwe tuzagwanya aliya matora Nkurunziza ashaka gukora nka NINDE paka avyemere kandi aratuzi nitwe twamushize imbere ntabwo rero yavyibagiwe nubwo akora ivyo yishakiye vyose.

    Rero nimurabe uko tavana izo ngorane munzira mbere ya matora ya NiNDE ya Nkurunziza

    Mugire Amahoro

    Brig.Gen. Jean Marie Ndayambaje Kara
    Chairman of NLM-Ngilibanga and Commander Chef of NLA-Imamba

    • Kayogoyo
      13 avril 2014

      Mbega wewe ko uvuga nk’Umunyarwanda, wabaye umurundi ryari? genda i Rwanda i wanyu urazi ko Kagame abahutu bose yabamaze hama ureke abarundi turazinanye. Mais ico utazi ntuzokibarize mu Nkotanyi et encore moins mu banyamurnege. tekereza.

  3. Sheby Barans
    19 février 2013

    Mr Jeremie Minani ,are you serious ? Where are you from exactly in Burundi? what’s your education level? Why you want to be a President of Burundi in 2015?

  4. HACIMANA
    19 février 2013

    Le changement n’est pas si facile et surtout quand on veut arracher du gâteau a celui qu’il le détient même s’il le détient indument.ce n’est un travail qui peut se faire du jour au lendemain mais il faut s’y mettre corps et âme,jour et nuit.La révolution Française a duré plus de 100 ans mais l’objectif a été atteint.Le problème sérieux que nous avons c’est la manque des esprits avertis et conscientises d’où il faut tout d’abord une éducation de tous et toutes pour que toute la population puisse comprendre la réalité que nous vivons et réagir.Mais qu’a cela ne tienne,il faut tout d’abord des leaders comme les philosophes des lumières Français pour déclencher.

  5. NYANDWI Ntare
    28 février 2013

    Le vrai problème de ce pays est le tribalisme,cette sorte d éthnicité si elle n’est pas prise au sérieux et étudiée,je le jure rien ne marchera jamais,nous sombrerons tjrs dans la félonie…
    Pensez-y!

  6. MANIRAKIZA ERIC
    4 janvier 2014

    DE TOUS CE QUE VOUS ALLEZ FAIRE SOIENT DISANT DANS LE BUT DE DÉVELOPPER LE PAYS, LE MOMENT Où dans vos penses constructives, il n’y aura pas la place de Dieu, vous risquerez de vous mentir! celui qui veut harmoniser les choses ne ségrège pas les personnes qu’il n’a pas créées! attention avec les éthinies! les uns précisent l’orgie spatial de chacune, quand est-ce que Dieu a crée les tutsi? les hutu? les twa que vous negligez? ce qu’on sait c’est que tout ce qui est sur terre a son origine et celui qui a voulu que les choses soient telles qu’ils sont! le problème de gouvernance ne devra être toujours précipité, l’essentiel est de bien gouverner! fatane munda mwung’ubumw ahandi ho amakungu aritwengera !
    ntaho tuja!

    • Kayogoyo
      13 avril 2014

      Arafu we na we uzanye affaire z’Imana ngaha. Abaje bitwaje Yezu batumariye iki? Umu President wese azitwaza mungu azoba ari un escroc bazoce bamusubiza iyo aj ava. Twararonse aba president atarazi n;isengero bajamwo ( catholique)ntaco bamariye abarundi atari kudutera amarira n’amaganya. Abaje bavuga yesu de sami. Ubu relo turazinutswe nabo botwza imana. Ce sont des escrocs.

  7. nyoni jean
    10 janvier 2014

    uyo muntu afise abarwanyi mumutwe wiwe, nateshwe ate. Mbega kubera iki yiyitirira abarundi atari umurundi

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Cette entrée a été publiée le 6 février 2013 par dans Liens / Burundi Mag, Politics.

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