Selon le R.D.B, l’opposition « Nyakuri », Une Catastrophe pour la Démocratie Burundaise.

Jeremie Minani,, Candidat aux élections présidentielles de 2015 au Burundi.
Jeremie Minani, President-Fondateur du RDB et  Candidat potentiel aux élections présidentielles de 2015 au Burundi.(Auteur)

Il y a quelques jours, le gouvernement créait l’opposition NYAKURI dirigée par Emmanuel MIBURO. Pour le Rassemblement des Démocrates Burundais (R.D.B en Sigle), c’est d’abord la nécessité d’une telle initiative qui  est problématique.

Notre Constitution ne prévoit pas un régime particulier pour les partis d’opposition. L’article 85 est suffisamment clair : tous les partis politiques sont soumis à un même régime définit dans  la loi sur les partis politiques. Une loi qui vient fixer un régime particulier exclusivement réservé aux  partis d’opposition ne peut donc pas réussir un test de constitutionnalité.

Si des dispositions particulières concernant l’opposition devraient être adoptées, c’est la loi sur les partis politiques qui devrait être amendée pour y inclure ces dispositions, et seulement dans le seul but d’améliorer l’état du droit existant.

Or, la nouvelle loi sur le statut de l’opposition fabriquée de toute pièce par le pouvoir de Bujumbura ne vise qu’à créer une opposition dévolue à la cause du parti au pouvoir. Le fait que cette loi prévoit un régime de sanctions exclusivement réservées aux partis d’opposition n’est qu’une manifestation pure et simple de la volonté du parti au pouvoir de vouloir faire taire l’opposition, ce qui est  une violation non seulement des articles 75 et 76 de notre Constitution mais aussi des alinéas 1 et 2 de l’article 4 du chapitre premier, protocole II de l’Accord d’Arusha.

La situation aurait été différente si cette loi venait améliorer le droit existant. Or, mis à part le régime des sanctions des sanctions prévu par cette loi, on remarque  cette loi confère au  Ministre de l’intérieur, issue du parti au pouvoir,  la gestion des partis politiques. C’est une autre violation de l’article 80 de notre Constitution et de l’alinéa 8 de l’article 4 du chapitre premier, protocole II de l’Accord d’Arusha.

Nulle ne peut ignorer comment le ministre de l’intérieur Edward NDUWIMANA mine sérieusement le fonctionnement des partis politiques d’opposition. Si cette loi était faite dans l’intérêt des partis d’opposition et de la démocratie, c’était une des anomalies de l’ancienne législation  à laquelle la nouvelle loi aurait dû s’attaquer mais on remarque que les pouvoirs de ce ministre sortent  au contraire renforcés.

De plus, une simple lecture de cette loi fait ressortir que celle-ci deviendra caduque après les élections de 2015. De notre avis, tout cela ne peut s’interpréter que par la volonté du parti au pouvoir de vouloir légitimer son pouvoir aux yeux de ceux qui pensent que les élections de 2010 ont été truquées, surtout que ce fameux chef des partis d’opposition est un dissident du FNL, parti qui était arrivé deuxième aux élections municipales de 2010.

L’autre problématique posée par cette loi est l’existence de ce chef d’opposition, payé sur les fonds du public, chargé de «défendre» les intérêts des partis d’opposition alors qu’il  est nommé par le pouvoir. De l’avis du Rassemblement des Démocrates Burundais, l’agenda caché de cette initiative est de vouloir tromper l’opinion nationale et internationale en créant une sorte d’opposition fantôme qui va légitimer et embellir le pouvoir de Bujumbura.

Cette initiative constitue le mal absolu pour notre démocratie car elle mine sérieusement le fonctionnement des partis d’opposition, ce qui est une violation de l’article 80 de notre Constitution et de l’alinéa 8 de l’article 4 du CHAPITRE PREMIER, PROTOCOLE II de l’Accord d’Arusha qui prévoient la non-ingérence des pouvoirs publics dans le fonctionnement des partis politique.

En outre, cette loi qui met en place ce chef des partis d’opposition est  mal définie et suffisamment vague pour permettre toutes les interprétations possibles surtout en ce qui concerne le choix de ce chef de l’opposition politique, ce qui encore une fois une manœuvre du parti au pouvoir d’avoir une main mise sur ce chef de l’opposition. Le Rassemblement de Démocrates Burundais se demande d’ailleurs comment un chef des partis d’opposition peut être nommé par le parti au pouvoir et non pas les partis d’opposition eux-mêmes.

Le R.D.B est une organisation politique créée dans le but de corriger les erreurs de notre système politique
Le R.D.B est une organisation politique créée dans le but de corriger les erreurs de notre système politique

Le R.D.B rejette donc cette manœuvre du pouvoir de Bujumbura de chercher à imposer un chef à l’opposition burundaise.

C’est pour ces raisons que le R.D.B saisit cette occasion pour porter à l’opinion publique nationale et internationale que ce monsieur MIBURO Emmanuel ne représente pas l’opposition burundaise, c’est plutôt un outil de manipulation que le CNDD-FDD a forgé pour tromper l’opinion de l’existence au Burundi, d’une place de choix accordée à l’opposition alors qu’en réalité cette place n’existe pas.

D’ailleurs, de la tentative de la nyakurisation de la diaspora burundaise à travers l’A.S.B.L AIDBU, à la nyakurisation des partis politiques comme le Frodebu, le Fnl et autres, le pouvoir de Bujumbura a déjà affiché sa volonté d’instaurer au Burundi la dictature d’un parti unique.

L’initiative d’instaurer une opposition fantôme dirigé par monsieur MIBURO Emmanuel s’inscrit donc dans les autres stratégies du parti au pouvoir de vouloir instaurer dans notre pays une sorte de dictature d’un parti unique avec un habillage démocratique.

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