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Travaux communautaires burundais assimilés aux travaux forcés du Colonisateur

Jeremie Minani,, Candidat aux élections présidentielles de 2015 au Burundi.

Jeremie Minani,, Candidat aux élections présidentielles de 2015 au Burundi.

La raison pour laquelle je ne participerai jamais aux travaux dits  » communautaires » dans leur organisation actuelle par le Président NKURUNZIZA, c’est parce ce sont des travaux forcés comparables à ceux que le colonisateur nous imposait.

Or, dans une société libre, on ne force jamais un citoyen à faire un travail même rémunéré car ça serait une violation pure et simple des libertés publiques.

Je comprends que le Président NKURUNZIZA a reçu un prix pour ces travaux forcés mais je me demande le bien-fondé de ce prix? Si les japonais sont contents de ces travaux, pourquoi ne les organisent-ils pas chez eux par exemple pour nettoyer le site de Fukushima? La raison en est que ces genres de travaux forcés ne peuvent pas exister dans une société libre. Ils peuvent seulement exister dans un pays où la grande majorité de la population a été tenu à l’écart de la scolarisation et pense que leurs dirigeants ont droit de vie et de mort sur tout ce qui respire.

Ce qui me révolte dans ce prix, c’est la façon dont les dirigeants des pays riches n’ont aucun problème à récompenser les dirigeants des pays pauvres pour leurs pratiques alors que ces pratiques sont complètement inacceptables chez eux.
On peut avancer que ces travaux sont nécessaires pour le pays. Je suis d’accord. Mais je me demande alors la différence entre ces travaux et ceux du colonisateur qui étaient aussi bénéfiques pour le pays (exemple de la construction forcée d’une route). Le seul problème avec ces travaux est qu’ils étaient forcés ; ceux qui n’y participaient pas étaient battus (vous vous souvenez peut-être de l’Ikimoko) et humiliés. Avec les travaux du Président NKURUNZIZA, c’est la même chose sauf que l’Ikimoko a été remplacé par une amende.

Le Président Nkurunziza doit alors comprendre qu’il n’a aucun droit de forcer les citoyens à faire n’importe quel travail. Il a , certes, droit d’expliquer à la population le bien-fondé de ces travaux mais il doit laisser à toute personne le libre choix de décider de participer à ces travaux ou pas, car lorsque ces travaux sont forcés, on ne les appelle plus travaux communautaires mais plutôt travaux forcés qui n’ont aucune place dans une société libre.

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Un commentaire sur “Travaux communautaires burundais assimilés aux travaux forcés du Colonisateur

  1. Fabien Mututsi
    28 juin 2013

    ubwo n’ubugaba ! Stop institutionalization y ubunebwe!

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Cette entrée a été publiée le 22 juin 2013 par dans Liens / Burundi Mag, Society, et est taguée , , , .

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