Le R.D.B rend public sa politique sur la Jeunesse et s’exprime enfin sur l’Action des Jeunes « IMBONERAKURE »

RDB: "Au moment où les élites du parti au pouvoir  exploitent la jeunesse burundaise pour servir des intérêts personnels, le R.D.B veut s’appuyer sur la force de la jeunesse burundaise pour construire un Burundi démocratique, paisible et prospère.  "
RDB: « Au moment où les élites du parti au pouvoir exploitent la jeunesse burundaise pour servir des intérêts personnels, le R.D.B veut s’appuyer sur la force de la jeunesse burundaise pour construire un Burundi démocratique, paisible et prospère. « 

Les actions des jeunes du parti CNDD-FDD continuent d’occuper une bonne partie du débat public burundais. Le Rassemblement des Démocrates Burundais (R.D.B) a jugé bon de s’exprimer et donner sa position sur cette  question :

Le R.D.B pense que les jeunes du parti au pouvoir sont des citoyens comme les autres qui sont seulement exploités comme la grande majorité de la population.  Ils ont le droit de se regrouper et de défendre leurs droits dans notre société qui se fiche des droits et libertés des citoyens. Seulement, il est regrettable que parmi ces jeunes affiliés du parti au pouvoir, il  y ait ceux sont utilisés par les élites au pouvoir pour semer la terreur ; c’est d’ailleurs ce qui fait que les actions criminelles de ces jeunes ne soient pas sanctionnées.

Mais le R.D.B pense qu’il est essentiel de différencier  les IMBONERAKURE qui se comportent comme des miliciens du parti au pouvoir d’une part, et d’autre part, des IMBONERAKURE qui n’ont rien à faire avec la violence. De notre avis, c’est la seule première catégorie qui pose un problème et c’est elle qui va occuper notre intervention.

A l’instar de la grande majorité de la population, cette jeunesse est exploitée par des élites du parti CNDD-FDD qui ne cherchent qu’à servir des intérêts personnels.  Ces jeunes sont roulés dans la farine comme l’a été la jeunesse du parti UPRONA (J.R.R) à laquelle j’ai malheureusement fait partie. Le problème est  que ces jeunes ne se rendent pas compte de cette exploitation.

Si on jette un œil dans le rétroviseur, on constate que l’une des erreurs inexcusables  et certes l’une des causes de l’échec social du parti UPRONA, c’est d’avoir utilisé une partie de la population contre une autre. Si les élites du  parti CNND-FDD  ne veulent pas que ce parti s’efface de la scène politique comme le parti UPRONA, il devrait éviter d’utiliser certains jeunes affiliés à ce parti pour semer la terreur dans le pays.

Mais nous devons faire très attention lorsque nous critiquons leurs actions en évitant de stigmatiser les jeunes IMBONERAKURE en les prenant tous pour des criminels qui menace la paix et la sécurité du Burundi. La réalité est que beaucoup de ces jeunes n’ont rien à voir avec la violence, comme  c’est d’ailleurs le cas pour beaucoup de JRR qui n’avait rien à faire avec la brutalité des élites de ce mouvement qui a traumatisé la population pendant la dictature et la terreur du parti UPRONA.

C’est ce qui me pousse à dire qu’au lieu de stigmatiser ces jeunes IMBONERAKURE en les prenant pour des criminels, nous devrions les aider à se libérer de l’exploitation des élites du parti CNDD-FDD. Or, en les traitant comme des criminels, nous les poussons à se radicaliser, à ne pas nous écouter et de s’écarter de nous, et, ce faisant, nous les poussons à se solidariser avec ceux qui les exploitent pour des fins personnelles.

De notre avis, le problème est que dans la classe politique actuelle, opposition et parti au pouvoir confondu, personne ne donne des propositions pour donner espoir à la jeunesse burundaise dont l’avenir  reste hypothéqué par une poignée de politiciens corrompus  servant des intérêts personnels. Personne n’avance des propositions concrètes pour refonder l’école afin de permettre à tous les enfants d’être scolarisés gratuitement et obligatoirement jusqu’à la fin de l’école secondaire, ce qui leur permettra d’être éclairés et de se libérer de cette tyrannie qui les écarte d’un espoir d’un avenir meilleur.

Le R.D.B est conscient que l’exploitation de la masse de populaire passe par la privation de la scolarisation à la grande majorité de la population pour qu’elle ne comprenne pas les réalités sociales burundaises et finisse par avaler  la division pratiquée par la bourgeoisie  à travers la fiction mensongère de l’ethnie.

Au moment où les élites du parti au pouvoir  exploitent la jeunesse burundaise pour servir des intérêts personnels, le R.D.B veut s’appuyer sur la force de la jeunesse burundaise pour construire un Burundi démocratique, paisible, heureux et prospère.

Cela passe par la scolarisation gratuite et obligatoire jusqu’à la fin de l’école secondaire ainsi que l’ouverture sans entrave de la porte menant à l’université pour tous ceux qui le souhaitent (avec la suppression de tous les examens d’élimination à la scolarisation : concours national, test de 10ème et examen d’Etat).

Nous voulons aussi mettre en place un programme d’éducation continue pour adultes afin de permettre à des millions de citoyens qui ont été privés de la scolarisation (inclus les policiers et militaires hommes de troupes, les domestiques de maison, etc) par les régimes de la terreur, d’en bénéficier gratuitement s’ils le souhaitent tout en continuant de vaquer à leurs activités de survie immédiate.

C’est pourquoi le R.D.B s’oppose à la politique de l’école fondamentale du Président NKURUNZIZA car, en prévoyant de renvoyer nos enfants vers l’exploitation de la bourgeoisie après la 9ème année, cette politique de l’école fondamentale s’inscrit dans les autres politiques discriminatoires visant à éloigner la grande majorité de la population de la scolarisation afin de mieux l’exploiter.

Comme nous l’avons déjà dit, cette politique de l’école fondamentale est désastreuse pour notre pays car elle crée deux classes d’enfants : d’un coté, une minorité qui aura la chance de passer le redoutable concours  d’élimination à la scolarisation (concours national) et qui aura le privilège de continuer les études secondaires (c’est dans cette catégorie que seront sélectionnés ceux qui auront le privilège de continuer à l’université après avoir passé l’examen d’élimination à l’université en l’occurrence l’examen d’Etat), et une grande majorité qui sera forcée à abandonner les études soit à la fin de la 6ème année (après avoir échoué au concours d’élimination aux études secondaires), soit à la fin de la 9ème année (pour ceux qui vont suivre cette école fondamentale), pour ensuite devenir des objets à l’exploitation de la bourgeoisie (dans  les travaux domestiques, les conflits armée, etc.).

L’une des tristes  réalités est que les enfants provenant des familles pauvres sont ceux qui sont placés dans cette catégorie destinée à l’exploitation.

Les enfants des bourgeois eux ne sont pas concernés par les examens d’élimination à l’enseignement car même s’ils échouent à ces examens, ils sont acheminés dans les prestigieuses écoles privées burundaises ou occidentales.  Cela revient à dire que seul l’enfant né d’une famille pauvre encours toujours le grand risque d’être privée de la scolarisation et par conséquent de sombrer dans la misère pour toute sa vie.

C’est cette politique d’exploitation de la grande majorité de la population que le R.D.B condamne et veut éliminer. L’objectif  du R.D.B est d’offrir une égalité de chances à tous les enfants en leur permettant d’avoir accès à l’éducation gratuite et obligatoire jusqu’à la fin de l’école secondaire  et de leur permettre d’accéder à l’université sans qu’aucune entrave ne leur soit opposée.

Cela parce que nous sommes convaincu qu’un pays se développe lorsque toutes les couches de la population sont développés et pas seulement une partie d’entre elles. Nous sommes convaincus sans investir dans l’éducation, la recherche et la santé, le Burundi ne peut aucun cas avancer vers un pays qui offre un espoir d’une vie meilleure à ses citoyens.

Dans notre projet de refondation de l’école, les examens d’élimination à la scolarisation (concours national, test de 10ème année et examen d’Etat) seront complètement supprimés.  Ce que la majorité de la population ignore, c’est que même si tous les élèves obtenaient 100 % à ces examens, le nombre de ceux qui seront éliminés de la scolarisation restera le même car ces examens ne sont pas des tests de contrôle des connaissances mais plutôt une politique d’élimination à la scolarisation. Par exemple, la note exigée pour réussir le concours national n’est proclamée qu’après avoir procédé aux sélections permettant d’éliminer la grande majorité de la population à la scolarisation.

Le Parti pour le Rassemblement des Democrates Burundais, R.D.B en Sigle.

Jeremie Minani, President Fondateur.

B.P 1465 BUJUMBURA-BURUNDI

Tel : +257 79 954 458 (Burundi)

E-mail: lawgroup98@yahoo.fr

Site web: www.lepartidemocrate.com

                www.pdemocrate.com

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