Quand aurons-nous la paix dans notre pays?

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Mes chers compatriotes,

Il n’y aura pas de paix dans notre pays tant que les femmes ne disposeront pas des mêmes droits que les hommes

Il n’y aura pas de paix dans notre pays tant que la prospérité économique laissera la majeure partie de la population exclue.

Il n’y aura pas de paix dans notre pays tant que certains enfants continueront de se lever pour aller cultiver les champs, d’autres pour aller dans les écoles YAGA MUKAMA juste pour être baptisés en christ alors les autres enfants vont à l’école pour préparer un avenir meilleur.

Il n’y aura pas de paix dans notre pays tant que le droit aux soins de santé restera le privilège d’une minorité.

Il n’y aura pas de paix dans notre pays tant que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur leurs droits sacrés et inaliénables ne tourneront pas au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

Il n’y aura pas de paix dans notre pays tant que notre justice sera au service des détenteurs du pouvoir au lieu d’être au service du peuple.

C’est pourquoi je soutiens une réforme ou une réécriture de notre Constitution dans le seul souci de doter le Burundi de nouvelles institutions démocratiques ayant pour seul but de procurer au plus haut degré le bonheur, la liberté et la sûreté au peuple.

La nouvelle Constitution doit être un instrument de liberté offrant au peuple plus de droits et de libertés leur permettant de se débarrasser des dirigeants toutes les fois que ces derniers tenteront de devenir despotiques.

Ce texte devra construire un système politique juste et équitable basé sur le respect des droits fondamentaux des citoyens, les élections libres et transparentes.
Ce texte devra garantir une séparation stricte des pouvoirs permettant des contre-pouvoirs efficaces comme suit :

•Un pouvoir législatif monocaméral, avec une seule assemblée, qui deviendra maître de l’initiative et du vote de la loi, qui ne pourra pas être dissout, qui ne pourra pas être rationnalisé et qui sera complètement indépendant des autres pouvoirs de l’Etat.

•Un pouvoir exécutif monocéphale (avec une seule tête) incarné par un chef de l’Etat avec des pouvoirs réduits. Ce pouvoir sera aussi indépendant des autres pouvoirs de l’Etat mais il sera enfermé dans des règles constitutionnelles strictes lui empêchant de devenir despotique.

•Un pouvoir judicaire réformé pour le rendre plus moderne, plus efficace et indépendant. L’ingérence du pouvoir exécutif dans le travail des tribunaux et dans la gestion de la carrière des magistrats devra disparaitre.

•Une presse indépendante protégée par la Constitution contre les intimidations et autres abus des autres pouvoirs de l’Etat. Elle aura pour mission constitutionnelle de garder un œil sur ce que font les autres pouvoirs de l’Etat et d’en informer le peuple.

Ce texte devra créer une société multiculturelle qui n’est pas basée sur les quotas ethniques. Dans une telle société, la loi sera la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyens seront admissibles à toutes dignités, places et emplois publics selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Ce texte devra réformer notre système de santé pour de donner une couverture de santé à tous les burundais. L’investissement dans les infrastructures de santé et dans la formation des professionnels de la santé ainsi que l’amélioration des conditions de vie des professionnels de la santé devront être garanties.

Ce texte devra réformer notre système éducatif afin de rendre l’éducation obligatoire et garatuite jsuqu’à la fin de l’école secondaire. Les examens nationaux conçus pour limiter l’accès à l’enseignement (concours national, test de 10ème et l’examen d’Etat) disparaitrons, l’Etat ne va plus exercer une ingérence dans les universités, les conditions de vie des enseignants seront considérablement améliorés.

Pour financer ces nouveaux programmes prioritaires, le nouveau texte constitutionnel devra réduire le train de vie des dirigeants, réduire la taille du gouvernement avec l’élimination des institutions et programmes inutiles (comme le sénat, les vice-présidences, la Cour des comptes, le bureau de l’ombudsman, la Cour anti-corruption, les gouverneurs des provinces, le Conseil économique et social, certains ministères comme celui de la bonne gouvernance, etc.)

Le nouveau texte constitutionnel devra garantir une politique de lutte contre la corruption et recouvrement des biens détournés.

Pour ceux qui pensent que ceci n’est possible, j’ai un message pour eux : la route à parcourir est peut-être très longue, les sacrifices sont peut-être très nombreux mais j’ai la conviction que nous y arriverons, ne laissez personne vous dire que ce n’est pas possible.

Je vous remercie.

MINANI JEREMIE
Candidat aux élections présidentielles de 2015

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3 réflexions sur “Quand aurons-nous la paix dans notre pays?

  1. Effectivement, le Burundi ne sera en paix que le jour où il aura un leadership avec une vision systémique des choses car tout est interdépendant; l’éducation ne peut être de qualité quand les communautés ne se développent pas économiquement… Je trouve votre discours très constructif.

    J’aime particulièrement le fait que vous commenciez par parler des femmes! Rien que pour cela, et en sachant ce que le développement des femmes apporte à un pays, je voterai bien pour vous comme président!

    La seule remarque à faire: il ne faudra pas oublier la formation professionnelle continue pour les gourvernants; c’est ce qui manque réellement dans ce pays. Par manque de choix, ou par respect de différentes coalitions, sont nommées des personnes qui ne sont pas au top au niveau communicationnel ni au niveau intellectuel. Et ça, c’est un point très important dans le comportement d’un leader…
    Dans ce sens, je vous encouragerais à ajouter le passage obligatoire dans une école d’aministration publique renommée.

    Et au niveau du Burundi, il faudra vraiment développer notre école d’administration publique et en faire un institut d’excellence; c’est important que celui qui se veut être un leader sache qu’il a une formation et une attitude à avoir afin que les objectifs du régime en cours soient atteints.

    Voilà, j’espère que cela vous soit utile…

    Bonne chance! Continuez à y croire!

    Erika

  2. Une intéressante et enrichissante réflexion.

    Les points évoqués (égalité Hommes-Femmes, éducation, …) sont cruciaux. Aussi fondamental me semble-t-il, dans le contexte de notre pays divisé en tout cas, est le MODE DE DESIGNATION du CHEF DE L’ETAT.

    Le mode des élections a clairement montré ces limites!

    Je suis récemment tombé sur un petit livre que je recommande vivement
    (http://www.actes-sud.fr/catalogue/pochebabel/contre-les-elections-babel) dont la lecture m’a inspiré un court article de 2 pages. La motivation de le rédiger venait également, je dois le dire, de la tension pré-électorale à laquelle on assite dans notre pays. Dans ce papier, j’explique que notre pays ne jouira de la PAIX que quand nous aurons trouvé « (…) un mode d’expression démocratique qui assure la stabilité et la paix » :
    http://burundiandeac.wordpress.com/2014/05/26/contre-les-elections/
    Merci.

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